Ces instants me donnent froid et solitude, je cherche un point de contact : ta peau, ta voix, ton regard. Où es tu? Où es tu ? Je me tourne dans tous les sens, l’oreiller humide, ma joue s’y colle, mes cheveux mouillés contre mes tempes. Ce n’est pas possible que tu ne sois plus là, ma tête erre, mes pensées vont, viennent et s’écrasent dans la moiteur de mes larmes. Mon corps, mon cœur, ces organes mutilés voudraient un moment s’oublier dans ta chaleur, appellent quelques heures de sérénité. Ma vie m’étouffe du manque de toi. J’aimerais te regarder, suivre avec mes mains chaque courbe de ton corps, reconnaître ton visage et le caresser. J’aimerais te trouver et te serrer contre moi un moment et oublier ce temps qui massacre. Ma vie m’épuise. Elle sait bien que tu me manques et toute son activité, toutes ses occupations ne suffisent pas pour cacher cette évidence. Cette évidence brille comme une lame dans le noir.