Tous les deux apparaître devant moi, me prendre par la main, m’enlacer de votre amour, que cet abominable cauchemar cesse une bonne fois pour toute. Je réalise à ma grande déception que ce désir profond est complètement utopique. La vérité est bien là, tristement là. En prendre conscience m’effondre encore. Tout est vrai, tellement trop vrai. Encore ce “plus jamais” qui m’éclate aux yeux, aux oreilles et au cœur. J’achève la lettre de Mado, dans son texte il est écrit qu’il faut parfois souffrir pour grandir. Je le savais déjà, cependant je ne voulais plus grandir, je n’en ressentais plus le besoin surtout si cela implique une telle souffrance. Je pensais que la vie s’était déjà suffisamment chargée de moi et de mon apprentissage pour ne pas me défier une fois encore.