Les premiers jours d'une condamnée à vivre

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jeudi 9 juillet 2009

Un jour après la mi-mars 1998

Mon cœur d’amour, T’écrire alors que je sais que cette lettre restera dans son calepin, non lue, qu’elle douleur (...), c’est insupportable, mais cependant nécessaire. Il faut que je trouve une raison à ton départ. Pourquoi m’as tu quittée ? tu m’aimais si fort, on s’aimait si tendrement. Pourquoi cette séparation ? qui l’aurait voulu à part tous les couples jaloux en mal d’aimer. C’est vrai qu’on faisait envie, on s’aimait tellement vraiment. C’était beau.

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Le 26 mars 1998

Je viens de lire la lettre de Madeleine, la maman de Marie, une amie très chère, et relire ce premier cri, je craque complètement, je n’arrive plus à voir net tellement j’ai des larmes plein les yeux. Je ne souhaite qu’une chose durant ce flot de larmes, c’est de vous voir, toi Philippe, mon Amour, et toi Niels, mon petit cœur adoré.

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Du manque de Niels - Adaptation de Frida Kalho - Octobre 1998

On ne peut pas dire je sors brisée, on ne peut pas dire je vis un déchirement : je ne suis encore sortie de rien, je n’ai pas encore recouvré la vie. Je ne suis pas, non plus. Eclats, brisures, déchirements impétueux, torrents de larmes et rien ne comblant ce vide sans nom.

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Ton absence me tue Philippe - Adaptation de Frida Kalho - Octobre 1998

Ma nuit est sans lune, ma journée est sans soleil. Ma journée a de grands yeux qui regardent fixement l’horizon, les nuages à travers la fenêtre. Ma journée pleure, ma nuit pleure et l’oreiller devient humide et froid. Ma tristesse est longue et longue et longue et semble toujours s’étirer vers une fin incertaine. Ma journée me précipite dans ton absence. Je te cherche, je cherche ton corps à côté de moi, ton souffle, ton odeur, tes câlins, ta chaleur. Ces instants me répondent : vide.

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Le 23 décembre 1998

Quelle horreur... Je sors du crématorium, un sac léger à la main, je tiens Niels, je porte Niels dans un sac (...) Sentiment cruel, sentiment d’effroi. Je pose le sac à mes pieds, dans la voiture. Quelle place indigne, je ne sais pas quoi en faire. Le laisser cacher dans ce sac, le mettre dans le panier que j’ai apporté, mettre cette urne, bien que très mignonne, en évidence sur le siège arrière ?

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Le 31 janvier 1999

Je reprends ce que j’ai noté avant hier, car d’autres pensées me viennent à l’esprit, quant à la tristesse, à l'auto flagellation et au conformisme. On se donne aussi, parfois, bonne conscience en étant triste par culpabilisation. Il m’est arrivé de culpabiliser de sourire, d’être gaie devant des personnes qui me revoyaient pour la première fois depuis mon drame, ou auxquelles j’apprenais la triste réalité sur un ton monotone, voire enjoué.

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Le 05 février 1999

Depuis quelques heures, je ressens une angoisse au plus profond de mes entrailles. Elle est si profonde qu’elle me donne mal au cœur. En sortant du boulot je passe devant une école maternelle, comme presque tous les soirs, mais ce vendredi soir, je regarde les enfants bien couverts qui jouent entre eux. Je pense à Niels qui aurait leur âge maintenant. Je perds toute motivation.

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Le 21 février 1999

Hier, j’ai pris la route.

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Le 11 mars 1999

«Ça n’arrive pas qu’aux autres»

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Le 13 juillet 1999

Une semaine de plongeon en pleine nature sauvage et magnifique. Une semaine de plongeon dans mon for intérieur, d’analyse de mes réactions, d’analyse de la situation. Une introversion de plus en plus profonde qui remue, qui heurte, qui chamboule, mais qui fait progresser.

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Épilogue dédié à Philippe et à Niels - 12 février 2001 -

« Promesse tenue, mes cœurs ! »

Je vous avais promis que je parviendrais à être à nouveau heureuse, que grâce à tout ce que j’ai appris de vous, je ne me cloîtrerais pas dans une tristesse qui ne change malheureusement rien mais cependant, qui isole et qui blesse.

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